Thursday, September 21, 2017

Djisr El-Djazair///////جسر الجزائر

Illustration "Djisr El-Djazair" (Photomontage)
Nacym Baghli Architects, 2012
Pour un acte fort et fondateur du nouvel Alger.

Appel à Manifestation d’Intérêt
Appel à Contribution
Pour les mises à jour, nous vous invitons à consulter directement la page Facebook ici >Djisr El-Djazair

Texte préliminaire

Schéma de principe
Nacym Baghli Architects, 2012
Illustration "Djisr El-Djazair" (Photomontage)
Nacym Baghli Architects, 2012
Une Idée
Une vision urbaine avant tout, suivie d'une 
initiative citoyenne, pensée et initiée par le fenCLUB et portée par un collectif pluridisciplinaire composé d’hommes et de femmes passionnés et talentueux, venant d’horizons divers, avec comme dénominateur commun cet amour incommensurable pour Alger, Algiers,… El-Djazair.

Une Ambition
Le projet ambitionne d’être l'acte fondateur du nouvel Alger, le Alger qui se profile déjà pour la génération suivante, celle des années 2030.
Le projet se veut novateur, structurant et stratégique.
Le projet veut accompagner une candidature aux Jeux Olympiques d'été pour Alger en 2036, voire plutôt, en 2032, coïncidant ainsi avec le 70ème anniversaire de notre indépendance.
Le projet veut faire rayonner, de nouveau, Alger dans le bassin méditerranéen et au-delà.
Le projet veut mobiliser les forces vives de tous bords afin d'impliquer le citoyen en général, et l’Algérois en particulier, pour la concrétisation de celui-ci.
Le projet ouvrira de nouveaux horizons pour Alger en désenclavant définitivement la partie Est en connectant intelligemment les deux extrémités de la baie.
Le projet permettra de boucler la boucle en insufflant une dynamique et un développement sans précédent pour Alger.

Un Appel
Après longue réflexion, et par une démarche que nous voulons citoyenne et intellectuelle, nous avons décidé de rendre public et interactif ce travail afin de le partager avec le plus grand nombre d’entre vous au vu du caractère particulier et exceptionnel que revêt ce projet pour Alger, et pour les Algérois.

Cette réflexion a commencé par un texte d'abord, en 2008, exprimant le désir de doter Alger d'un projet à sa hauteur (> lire le texte ici), intitulé simplement « ElDjazair20xx ». Par la suite, est venu un croquis anodin mais qui résumait déjà clairement la problématique d’El-Djazair, présenté lors d’une entrevue exceptionnelle avec l’architecte néerlandais Rem Koolhaas (*) (> voir le croquis ici). Enfin, en 2012, nous avions véritablement entamé la réflexion sur ce qui constituait alors, pour nous encore, une véritable énigme urbaine, longuement restée irrésolue, alors même qu’elle nous semble être une évidence aujourd’hui. Elle nous saute désormais aux yeux, à savoir, réconcilier les deux Alger, celui d’hier et celui de demain, par ses deux bouts. Relier, et rallier, les deux façades qui s’opposent (que tout semble opposer par ailleurs) en se regardent en chiens de faïence depuis bien trop longtemps, réclamant chacune son droit de regard sur le futur d’Alger. « Boucler la boucle ». Boucler cette boucle infernale en suscitant un véritable « appel d’air », d’urbanité, de créativité et d’architecture par le flanc Est en « court-circuitant » en quelque sorte l’histoire et la géographie d’Alger, et l’ouvrir enfin sur son avenir que nous entrevoyons d’ores et déjà radieux et flamboyant, de part et d’autre de la baie. Le Alger de cette première moitié de siècle, de ce début de millénaire.
Le Alger de nos enfants.

C’est une démarche simple, citoyenne, intellectuelle, naïve presque, que nous revendiquons et souhaitons humaniste et fédératrice, pour l’intérêt exclusif de la future génération d’Algéroises et d’Algérois, de cœur ou de sang. Aucun conflit d’intérêt, aucune ambition cachée, et encore moins un quelconque monnayage de ce projet ne sera toléré. Nous y veillerons, tous ensemble. Nous le faisons uniquement pour l’amour de notre ville et de notre pays, qui en portent d’ailleurs le même nom, El-Djazair.

La démarche est simple aussi dans le sens où tout sera publié, publiquement, comme nous sommes en train de le faire dès à présent via les réseaux sociaux (> voir Djisr El-Djazair), en toute transparence.

Nous vous invitons à travers cette plateforme à participer, à faire entendre votre voix sur ce projet. Toutes les initiatives, les critiques et les commentaires sont les bienvenus dans la mesure où ils seront constructifs et aideront à la concrétisation de ce beau projet, critique et exaltant, que mérite tant Alger.

Il est certain que les temps sont difficiles, mais d’une initiative de la sorte, et de manière inattendue, peut naître beaucoup d’espoir tout en nourrissant beaucoup d’attentes, dans tous les domaines.

Cette initiative a pour ambition aussi de préparer et d’accompagner Alger pour une candidature aux Jeux olympiques d’été dans les années 2030/2040, pourquoi pas, dès 2032 en faisant coïncider ainsi cet événement majeur avec le 70ème anniversaire de notre indépendance. Quel beau message d’espoir et de paix pour nos enfants ! Nous en avons tous tant besoin par les temps qui courent.

Nous restons persuadés que de telles démarches seraient bénéfiques et aideraient à améliorer et à stimuler le quotidien des Algérois, ici, et partout ailleurs là où cela serait nécessaire.

Nous sommes sereins aussi quant à l’évolution de cette démarche et son développement futur car nous avons bien perçu les signaux positifs émis dans ce sens par les institutions et les pouvoirs publics. Nous savons déjà les mesures prises dans ce sens pour la décennie à venir à travers le plan de développement « Alger 2030 » et plus récemment, « Alger Smart City ». À ce propos, ce projet contribuera certainement, en toute humilité, à consolider et à confirmer définitivement ces choix justes et parfois audacieux qui ont été entrepris grâce aux talents et à la ténacité des personnes qui se sont impliquées, corps et âmes (elles se reconnaîtront) dans ces entreprises pour qu’elles puissent voir le jour, contre toute attente, et ce malgré toutes les difficultés évidentes, que nous connaissons tous, rencontrées sur le terrain.

Pour finir, notre vision est que le Alger d’hier et celui de demain finiront par s’entrelacer, tomber dans les bras l’un de l’autre, et fêter ces retrouvailles tant attendues. Djisr El-Djazair a cette ambition-là, saine, sincère et pérenne. Réconcilier la ville d'Alger avec elle-même en lui offrant par cet écrin, le viaduc, son île artificielle El-Dziria, et sa double perspective, un nouveau champ des possibles. Le futur interagira et dialoguera directement avec le passé en intégrant brillamment le présent, dans une harmonie des temps.

Cette vision, que nous souhaitons partager avec vous tous aujourd’hui, en ce premier jour d’automne et à la veille de cette nouvelle année hégirienne, nous le faisons pour que les plus jeunes en bénéficient demain. Cette vision contribuera, nous l’espérons, au bien-être des Algérois (avec un grand A), à l’amélioration de notre quotidien « urbain », à l’émancipation de notre société, au rayonnement de notre ville, et de par là même, celui de notre pays, et, enfin, à faire l’expérience d’une mobilisation inédite autour d’un projet et d'un rêve communs, mobilisation qui se veut sereine, constructive, ludique, créative, intelligente, citoyenne autour de ce que nous avons de plus cher, le vivre ensemble.

Au plaisir de vous compter parmi nous dans cette belle aventure Algéroise, pour un acte fort et fondateur du nouvel Alger.

Alger, le 21 Septembre 2017
N., F., S. & L. Baghli
Architectes

(*) Suivant une lettre que nous luis avions adressée (> voir la lettre ici), nous avons eu l’honneur d’être reçus par Rem Koolhaas, sur son invitation, en 2010 au siège de OMA (Rotterdam, NL)
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Description sommaire du projet

Le Viaduc « Djisr El-Djazair »
Type : à Haubans reliant les deux extrémités de la baie d'Alger en Y (à trois bras, en fourche)
Tronçon 1 : 10 km (El Marsa - El-Dziria - Jardin d’Essai / Pénétrante des Annassers)
Tronçon 2 : 7 km (El-Dziria - Kettani / Pénétrante du Frais Vallon)
Longueur totale : env. 10 + 7 = 17 km
Accès autorisé : Véhicules légers, 2 Roues à moteur, Tramway, Véhicules Sécurité/Service, Personnel autorisé
Accès non autorisée : Piétons, Cyclistes, Grand public
Nombre de voies : 2 x 3 voies carrossables (dont une d'urgence) + 2 voies centrales (Tramway)

L’île artificielle « El-Dziria »
Diamètre : > 1 km < 3 km
Type : Plateforme flottante
Activités : Tourisme/Loisirs/Transport maritime
Voies maritimes desservies : 6
À partir de l’île « El-Dziria » vers : Kettani, Jardin d’Essai, Sablettes, Bordj El Kiffan, Bateau Cassé, El Marsa

La Station « El-Dziria »
Type Métro
Diamètre : > 100 m < 200 m
Nombre de voies : 2 voies ferroviaires

Coût estimatif du Projet
env. 1,5 Milliard U.S.D. (Viaduc)
Financement : Public/Privé/Dons/Mécénat/Autofinancement (péage/abonnements/billetterie/…)
Durée estimative de la construction : > 3 ans < 5 ans

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Contact/Adhésion

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Articles connexes
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Crédit photos
Internet, Photomontage, Baie d'Alger, Pont Vasco da Gama (Lisbonne, PT)


Appel à un débat public et ouvert autour de #DjisrElDjazair
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Nous vous invitons à rejoindre et suivre les discussions sur la page Facebook de >>Djisr El-Djazair où toutes les problématiques et questionnements seront posés sans tabou et en toute transparence. C'est le but premier de ce projet. Nous le voulons collaboratif, interactif, participatif, citoyen, sain, ludique, dynamique, et ouvert à toutes les propositions et critiques constructives. Rêver d'un avenir meilleur pour Alger est indispensable à l'amélioration du « vivre ensemble » de tous les Algérois. Leur redonner confiance en soi, en leur ville, les rapprocher davantage, les uns aux autres en imaginant ce "pont" qui prend ici tout son sens, un symbole de ces toutes prochaines retrouvailles. Il veillera à connecter, rallier, relier subtilement les deux façades de cette magnifique baie qui, depuis toujours, semblent s'être opposées alors que nous sommes convaincus du contraire. L'île "El-Dziria", en rassembleuse, jouera aussi pleinement son rôle, trônant au milieu de la baie, et offrant cette halte insoupçonnable pour les Algérois d'où ils pourront désormais contempler, comme jamais ils n'auraient pu le faire par le passé, leur ville, Alger, et la (re)découvrir sous un tout nouveau visage pour aborder l'avenir dans un panorama époustouflant. Notre souhait est de mobiliser toutes les forces vives, jeunes et moins jeunes, sur des actions saines et constructives. C'est encore la meilleure façon de faire progresser le quotidien de chacun, et la société en général. Une fois encore, nous voulons ce projet optimiste, réaliste, car nous sommes convaincus qu'il l’est, grâce à vous tous, et surtout que chacune et chacun de nous puisse se l’approprier afin que, demain, il appartienne à la majorité, porté haut et fort, pour les générations futures. Encore une fois, il ne s'agit pas d'un simple "#PlanDeCirculation" comme pourraient l'imaginer certains, ce que, par ailleurs, nous pouvons comprendre. C'est bien au-delà. Nous tâcherons d'expliquer à chaque fois que ce sera nécessaire notre démarche, ambition et philosophie, en toute simplicité, car #DjisrElDjazair est une vision avant tout positive que nous voudrions projeter sur l'avenir de notre ville, et celui de notre pays. La #Casbah rayonnera de nouveau et brillera de mille feux grâce à son alter-ego géographique d'aujourd'hui, et historique de demain, El Marsa, Tamentfoust et toute cette partie enclavée de l'est d'Alger. Un "appel d'air" sera ainsi créé sur cette partie d'Alger que nous avons l'habitude de considérer lointaine, difficile d’accès, car elle l'est véritablement actuellement. Le pont va susciter un flux et une dynamique naturels, d'ouest vers l'est, qui vont entraîner un développement considérable et sans précédent tout le long du parcours en s'appuyant toujours sur les études urbaines actuelles et projetées d'Alger tout en les consolidant. Nous imaginons déjà sur le plan urbain (voir carré jaune sur le schéma de principe) cet alter-ego du futur (et futuriste) de la #Casbah : un pôle d'excellence consacré aux #NouvellesTechnologies, au #DéveloppementDurable et à la #FinTech. Pourquoi pas notre "#City" Algéroise, notre "#SiliconValley", avec des bâtiments intelligents à la mesure et à la "hauteur" des ambitions d'#AlgerMonde et de #AlgerSmartCity. Ce dialogue tant attendu, entre le passé et le futur, entre l'ouest et l'est, entre la géographie et l'histoire d'Alger, s'établira grâce à #DjisrElDjazair qui jouera un rôle déterminant pour l'accomplissement et la réinvention de notre ville qui n’arrête pas de s'essouffler, par manque, parfois, d'un simple geste comme celui-ci qui respire le bon sens. Rejoignez-nous dès maintenant dans ce qui sera assurément une longue, belle, et non moins excitante aventure.
Nacym Baghli

Tags
#Alger #Algérie #Algeria #Algiers #Architecture #Urbanisme #Design #Art #Viaduc #Pont #Ville #Métropole #Aménagement #Construction #OuvrageDArt #Baie #Casbah #Environnement #Tourisme #Economie #Sociologie #FinTech #Technologie #DéveloppementDurable #Energie #EnergiesPropres #SmartCity

Tuesday, September 19, 2017

Rock the Casbah!

Algiers, The Casbah
Crédit photo : Mahdi Aridj Photography
Ô Folklore, quand tu nous tiens...

[Prélude]
La Casbah d'Alger n'a surement pas besoin d'un énième plan de sauvegarde, de réhabilitation, de restructuration, de l'UNESCO, et j'en passe. Elle a tout simplement besoin d'un peu de considération. Vouloir la mettre et la remettre, indéfiniment, dans la case "folklore" n'y résoudra en rien le problème, bien au contraire. Je crains qu'il ne soit déjà trop tard. Mieux vaudra la laisser s'éteindre, tranquillement, d'une mort naturelle. Une belle mort c'est toujours mieux que cet acharnement irresponsable sur un corps vieux et malade, déjà endolori par l'ignorance des uns et des autres, et souffrant de l'incompétence de "vulgaires guérisseurs" qui s'y sont succédés, des dizaines d'années durant, sur sa tombe déjà creusée (architectes, urbanistes, historiens, sociologues, responsables, opportunistes, affairistes et autres).

Non, elle n'a besoin de personne. Même plus de ses habitants qui ont fini par la trahir.
Juste un peu de considération. Une mort digne.
Adieu Casbah d'Alger. Puisses-tu encore reposer en paix.
Pourvu qu'on t'accorde cette ultime faveur.
Là encore, ce n'est pas gagné d'avance.

NB
Alger, 12-08-2015

[Postlude]
Chers amis, étant fiévreux aujourd'hui, permettez-moi de vous livrer ces quelques instantanés d'architecte (bouillonnant), sans fioritures :
Se contredire, c'est déjà mûrir un peu.
Arrêtez d’encenser Alger. Ce n’est pas lui rendre service.
L’architecture, un savant mélange d’imposture intellectuelle et de basse magouille.
L’architecte « cérébral » ne peut subsister. Question de survie.
Jadis, j'ambitionnais travailler le fond. Aujourd’hui, je travaillerai volontiers la forme, et rien que la forme.
50 ans d’ « à-peu-prisme », et moi, et moi, et moi...
Sauver encore la Casbah d’Alger ? Non. De grâce, laissez-la mourir en paix, dignement.
Mens sana in corpore sano : Alger, une architecture (mal)saine dans un urbanisme (mal)sain.
Alger, dans la violence inouïe de cette ville, vous serez surpris parfois par quelques grammes de finesse.

[Suite/Fin]
Mon rêve secret. Mon désir refoulé. Mon fantasme inavoué. Le Folklore.
Être à l’avant-garde c’est bien. Être à l'avant (tout court) c’est mieux.

NB
Alger, 28-01-2016

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Sunday, September 17, 2017

Urban Tragicomedy

Avertissement
Ce présent texte, volontairement saccadé et (com)impulsif, est destiné à un public averti.
[Notice
The following text, deliberately jerky and (com)impulsive, is aimed at an informed audience.]

Synapse
Ou de la rencontre « irréelle» entre Alger et Manhattan
Or about the 'unreal' meeting between Algiers and Manhattan

Scénario
Manhattan, après une illusion transatlantique, se connecte furtivement à Alger et occupe le vide (la baie) resté longtemps une énigme urbaine. Elle projette alors son propre vide (Central Park) à travers "Le Monument Reflet". Une alternative à/pour la perception du vide urbain ?
[Manhattan, after a transatlantic illusion, connects furtively to Algiers and occupies the emptiness (the bay) which remains an urban enigma. It projects (then) its own emptiness (Central Park) through "Le Monument Reflet"... An alternative to/for the perception of urban void?]

Transplant(ation) / Carcass in speculative context (Manhattan)
© 2012 Nacym Baghli Architects
Synapse (Casbah/Wall Street) + Le Monument Reflet 
© 2012 Nacym Baghli Architects
Puzzle / Game of Scales / Jeu d’Échelles
© 2012 Nacym Baghli Architects
Observations
Puzzle/Echelle : L’île de Manhattan s’emboite dans la baie d’Alger
Rouge/Contexte : Organique/ Surréaliste ?
Action : Synaptique
Réaction : Illusoire (le monument/reflet)
Échanges : Cérébraux/Idéologiques

Constat
Manhattan et Alger sont connectées par leurs cœurs respectifs (Wall Street/Casbah)
Manhattan ainsi connectée à Alger produit « Le vide » érigé en monument/reflet (écran/illusion)
Comportement hyper-réaliste du couple (éphémère) Trame/Carcasse entraînant un résultat surréaliste (Le Monument Reflet)

Cycle
Migration (illusoire)
Connexion (synapse)
Production (séquences)
Déconnexion (synapse)
Rapatriement (instantané)

Hypothèse
Alger porte en elle les gènes de la « Modernité » visibles uniquement à travers l’illusion générée par Le Monument Reflet, conséquence du produit des deux vides.
Le couple Trame/Carcasse constitue ainsi une Radiographie de l’Architecture.

Questionnements
Trame/Carcasse : Mêmes fondements ?
Est-ce la Révolution/Révélation de l’Architecture dans la chambre noire de la Pensée ?

De la Relativité Générale en Architecture
Une Période : écriture automatique / surréalisme / méthode paranoïaque critique / cadavre exquis
La Période : rétroactivité de la pensée, de l’acte = séquences inversées…
Architecture innée, impulsive

Hyperréalisme ?
Un entre-temps {intermède} : le Modernisme
Architecture annulée (par l'Espace) / Pensée transposée (dans le Fond)

Carcasse
La Carcasse est-elle une séquence inversée de l’acte d’Architecture ?
La Carcasse est-elle une interprétation innée de l’Architecture ?
La Carcasse est-elle le (film) négatif (radio-photo ?) de l’Architecture ?
La Carcasse est-elle une révélation de l’Architecture dans la chambre noire (antichambre) de la Pensée ?

[Is Carcass Junkspace?]
Carcasse, Manhattanisme : étranges similitudes
El-Djazaïr, Berlin, NYC,... / îlots, archipel, île,...

Épilogue
El-Djazaïr, Une Tragi-comédie Urbaine
Cellule de crise (en Architecture)
Alger a besoin d’un plan d’évidement d’une part,
Alger doit repenser son vide d’autre part.

La Carcasse, cet (épi)Phénomène éminemment et définitivement "Moderne"...

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Saturday, August 19, 2017

Le Laid, Le Beau & Le Critique

Francis Bacon
Three Studies for a Self-Portrait (1979-80)
The Metropolitan Museum of Art, NYC

J’aime le Laid, le Banal,
le "Critique".

J’aime ce qui m’interpelle,
me questionne,
me tourmente,
m’interroge.

Le beau,
l’accepté,
le convenu,
ne m’intéressent point.

Le beau est figé, arrêté, définitif.
Le laid, le banal, élargissent le champ des possibles.

Le beau est condamné, à perpétuité, définitivement.
Le laid, le banal, sont inachevés, critiques, critiquables, discutables.

Le beau est enseigné, martelé, décrété, acclamé, imposé.
Le banal est instinctif, inné, innocent.

Le beau est prisonnier de ses amateurs.
Le laid, lui, est libéré de ses détracteurs.

Le beau m’indiffère, me laisse de marbre.
Le banal m’inspire, attise ma curiosité.

Le beau est gravé dans le registre officiel de la bienséance.
Le laid ne s'encombre pas des canons « officieux » de la beauté.

Le laid m’émeut, me raconte une histoire, drôle, douloureuse, parfois les deux dans le même temps.
Le beau ne me dit rien, rien que je ne sache déjà.

Le laid éveille mes sens, excite mon imagination, titille mon « intellect ».
Le beau m’anesthésie, m'endort, me tue à petit feu.

Le beau est factice, corrompu, altéré.
Le laid est vivace, authentique, chaotique.

Le beau se travestit pour survivre.
Le laid se met à nu, ne meurt jamais.

Le banal remplit l’espace, nos rues, nos villes, tout en silence.
Le beau, fige l’espace, nos rues, nos villes, en criant fort.

Le laid, le banal, traversent les temps, discrètement, avec honneur et humilité.
Le beau, lui, supplie le temps, avec orgueil et arrogance.

Le beau exige toujours plus de l’autre.
Le laid est, quant à lui, fier et indépendant.

Le beau a besoin du laid et du banal pour exister.
Le laid, le banal, eux, n’ont nul besoin d'autrui.

À se demander, à propos du laid et du banal...
N'ont-ils jamais eu, historiquement et véritablement, le « beau » rôle ?
N'ont-ils jamais été, secrètement, désirés ?
N'ont-ils jamais été, simplement, beaux ?

(Critica)lement vôtre,
NB

Illustration :
Critical Beauty? / Beauté Critique ?
Francis Bacon
Three Studies for a Self-Portrait (1979-80)
The Metropolitan Museum of Art, NYC


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Le Génie du Vide

Monday, February 13, 2017

[#mySTAGRAM] X #Algiers!

///INVITATION////

À l’occasion de la célébration des +20 ans de nos entreprises, #arfen+copyfen, le fen CLUB a le plaisir de vous convier au vernissage, et à expérimenter avec nous en avant-première, - The [mySTAGRAM] experience Algiers! - en ce Samedi 18 février à 18H00, au niveau de nos bureaux.

Participants confirmés : Samir Toumi, Mourad Krinah, Sara Nadia Mehchem, Hania Zazoua, Thiziri Boukhalfa, Abdellah Mallek, Omar Zelig (guest star), Nejma Rondeleux, Mahrez Rabia et Nacym Baghli

///CONCEPT/PERFORMANCE///
/Le dévoilement numérique de/du « soi » ?
\\\\\\\Les mySTAGRAMers, eux-mêmes, ne découvriront leurs œuvre/reflet que le jour du vernissage///////
//162 photos prises dans l’ordre chronologique, brut de décoffrage, telles qu’elles figurent sur le compte Instagram du participant, sans retouche ni censure, puis assemblées en un seul panneau
///Le résultat est une image arrêtée, un instantané, une mosaïque, voire le reflet du propriétaire du compte, car unique occasion de visualiser un aussi grand nombre d’images (162, en l’occurrence) en un seul coup d’œil
////Interaction le jour du vernissage, physique et/ou virtuelle, entre le public et les participants
/////Profils diversifiés (âge, sexe, fonction, lieu de résidence, nationalité,...) pour un échantillon aux ADN "artistiques" aussi variés que possible
//////Expérimentation/Exposition sans contrainte de temps, ni de lieu, qui se perpétuerait et se renouvellerait au fil des occasions et au gré des opportunités
///////Nacym & Sihem Baghli
Welcome to all!

#mySTAGRAM #fenCLUB
>>https://www.facebook.com/events/411741812503591/

Wednesday, August 17, 2016

Game of Scales

Game of Scales / Jeu d’Échelles

(Part of >₩¥$!₩¥G, my unsolicited contribution to Fundamentals for the 2014 Venice Architecture Biennale)

Rules/
Scale, Perception and Relativity:
Add your city, and you should now have another look on its size.

Règles/
Echelle, Perception et Relativité :
Rajoutez votre ville, et vous devriez désormais avoir un autre regard sur sa taille.

Tools / Outils
Google Earth
Altitude: 35,000 m
Rayon/Radius: 10 km
Adobe Photoshop

In alphabetical order
Par ordre alphabétique
#Algiers, #Istanbul, #Lagos, #London, #Mumbai, #NewYork, #Paris

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>₩¥$!₩¥G

Wednesday, July 13, 2016

Art Attack!

Hope, 2011-2012
by Adel Abdessemed
Refugee boat and resin
‘Who’s afraid of the big bad wolf?’ (*)
Qui a peur du grand méchant loup ? (*)
À mes amis artistes, architectes et créatifs lambda de tous bords.

Bien étrange phénomène. De plus en plus de galeries d'art ouvrent leurs portes ces derniers temps à Alger. Je ne peux évidemment que m'en réjouir. Mais étrange phénomène tout de même car elles restent désespérément vides, ou plutôt vidées. Vidées de leur sens et de leur substance. À croire aussi qu'elles sont parfois habitées par le vide, seul art possible et imaginable en ces temps. Étrange phénomène, enfin, peut-être parce que les œuvres elles-mêmes et leurs publics se font attendre, se laissent désirer. Alors on attend, patiemment, que l’alchimie opère. Certes, quelques timides (mais néanmoins louables) tentatives pointent du nez, ici et là. Une goutte d'eau dans un océan d'art-ifice, d'art officiel, d'art superficiel. Et si les deux venaient à répondre présent un jour, j'aimerai tant alors que cette communion, entre l'œuvre et son public, soit célébrée dans la quête absolue d'un Avant-gardisme (perdu ?), au sens le plus large du terme. Art, Algérien, et Avant-gardiste. Absolument.

Nous avons perdu tellement de temps à nous infliger du conventionnel et du convenu qu'il en devient urgent d'aller au plus court et au plus vite, au raccourci, temporel et intellectuel.

De par notre propre histoire contemporaine de l'art (et non de notre art contemporain), nous ne pouvons que nous inscrire dans une telle vision, Avant-gardiste. Donc, oui pour l'Art avec un grand "A" dans toutes ses expressions, terminaisons, déclinaisons, y compris l'architecture bien-sûr (même si ceci est un autre débat). Mille fois, oui ! Mais dans un élan, et pour un mouvement résolument Avant-gardiste, avec un tout aussi grand "A". Le temps presse et joue contre nous. La créativité n'attend pas, les mentalités (inter)changeantes et interchangeables, non plus. L’opportunisme nous guette. Cette affaire est donc l’affaire de tous, aujourd'hui et maintenant. Assoiffés, asphyxiés, agonisant presque de ce manque, nous, les professionnels, amoureux, ou simples amateurs, avons tant besoin de ce souffle... d'art. Aussi bien les uns que les autres.

Pour-cela, artistes, architectes, galeristes, mécènes, enseignants, donneurs d‘ordre, petits et grands, publics ou privés, citoyens lambda,... De grâce, épargnez-nous -et dénoncez par tous les moyens d'expression artistique dont vous disposez- l'art-ifice, l'art factice, l'art institutionnel et institutionnalisé, le lisse et le neutre, le beau et le très beau, l'approximatif et le vague, l'hésitant et le condescendant, les fausses traditions, les piètres références, maintes fois biaisées, faussées volontairement ou pas, l’art instrumentalisé. Bref, dénoncez de toutes vos forces et épargnez-nous surtout cet art simpliste, simplet et populiste, ce -ridicule qui désormais tue- dans l'œuf notre créativité, brûle à vif notre matière grise, et nous fait littéralement la peau au fil des vernissages pompeux et des inaugurations stériles. Résultat : villes incultes, cités anesthésiées, espaces urbains "moins-disant", infructueux, places publiques violées, déshonorées par un art suspect et corrompu, musées et galeries lobotomisés et vidés de leur substance créative. Cet art-ifice finira par phagocyter, broyer toute fibre artistique naissante. L’essence même d’une société créatrice, son ADN, n’est-il pas imprimé d’abord dans la sensibilité des plus jeunes générations ? Ces générations, aussi bien que les autres, doivent désormais transcender, transgresser l’ordre artistique préétabli dans lequel nous avons été enfermés, pieds et poings (mains et esprits, devrais-je dire) liés, depuis trop longtemps maintenant.

Vous, les jeunes générations, pour tout cela, préférez plutôt le radical et le tranchant, l'affront et l'audace, le choquant et l'irrévérencieux, le troublant et l'incertain. L'art, plus que l'architecture, devra questionner, interpeller, secouer les consciences, ébranler les convictions. L'art, autant que l'architecture, se doit, à qui en use et abuse, d'être intelligent, pertinent, incisif, autrement, ce ne sera que des toiles insipides, noircies par l'imposture ou colorées par le folklore. Ce ne sera que des installations loufoques et rocambolesques, inintelligibles. Ce ne sera que des sculptures burlesques et risibles. Ce ne sera que des bâtiments gargantuesques dépourvus d'espaces, mais comblés par des volumes. Du vieux papier peint jauni, terni par la bureaucratie. Des paillettes et du clinquant en guise de trompe-l'œil. De la régularisation mais sans la règle. De la conformité mais sans le conformisme. Ce ne sera que de fausses illusions (sur désillusions) reflétées lamentablement et perpétuellement sur les miroirs de notre société. Ceux-là mêmes que devraient précisément porter nos galeries, musées et autres espaces de promotion, d'enseignement et d'expression de l'art, dans toutes ses formes et sous tous les angles.

Avant-gardiste. Il n'y a que cette posture qui puisse nous sauver de l'art-ifice ambiant. Nous avons perdu déjà tellement de temps, à tel point que nous nous sommes égarés nous-mêmes, en prétextant à chaque fois cette interminable quête -somme toute impossible- de nos identités multiples et complexes.

Passons outre ! Ce sera déjà une première victoire sur le Nous, Nous et Nous.
Oui, après Nous le déluge.
NB

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(*) 'Who’s afraid of the big bad wolf?' is an exhibition by Adel Abdessemed at David Zwirner Gallery, New York (February 17 - March 17, 2012)

#NoFolklore #EnoughFolklore #GoBeyondFolklore

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