Wednesday, August 7, 2019

Algiers الجزائر Alger 2030/2032

Alger, le 1er août 2019
[Texte mis à jour le 21.08.2019]


Chers amis, collègues et concitoyens

Nous disposons aujourd'hui de très peu de temps afin d'inscrire officiellement la candidature d'Alger pour l'organisation de l'Exposition Universelle de 2030 et/ou celle des Jeux Olympiques d'été de 2032 [*]

De sérieux concurrents méditerranéens et africains sont déjà en lice.
Les décisions finales sera prononcées respectivement par le Bureau International des Expositions - BIE et le Comité International Olympique - CIO dans les quelques peu d'années à venir.

2030/2032, c'est loin mais c'est déjà demain
EXPO'30 - Proposition de logo
(c) Nacym Baghli 2019

Au delà de l’événement en soi, de dimension mondial, c'est bien de la concrétisation d'un rêve de tout un peuple dont il s'agit en relevant ce grand défi ensemble : Le Rêve Algérien !

70 années après le recouvrement de notre indépendance, il sera (il est déjà) grand temps de donner un nouveau souffle et un nouveau visage à notre pays

- Un projet global pour l'Algérie : sociétal, politique et économique
- Une vision optimiste et ambitieuse sur le long terme
- Une opportunité unique pour notre jeunesse


JO'32 - Proposition de logo
(c) Nacym Baghli 2019
Ce sera bien le projet de toute une nation qui sera porté par toutes les forces vives dont elle regorge

Quand l’Algérie se réveille...
(texte posté sur mon compte Facebook)

Baie d'Alger / Jeux Olympiques / Djisr El-Djazair en "Y"
(c) Nacym Baghli 2019
Anticipons et regardons désormais et y compris au loin, bien au-delà des intérêts de l’instant et enjeux du moment, aussi importants soient-ils.
Eux, nous, finiront.s bien par ne plus être là. Notre jeunesse, si.
L’avenir de notre pays lui appartient. Il se construit aujourd’hui. On doit le penser maintenant, sans perdre de temps.
Apprenons à nous projeter dans le temps, à nous fixer de grandes ambitions et des défis à la hauteur de notre grand peuple, notre grande histoire et notre grand pays dans une vision toujours globale, stratégique et sur le long terme avec un ancrage aussi bien africain et méditerranéen que mondial.
On le vaut bien, bien plus que ce qu’on essaye de nous faire croire depuis tant et tant d’années.
Plus de 43M d’habitants sur plus de 2,3M de km2, une position géostratégique, des ressources inestimables, une jeunesse formidable, de la matière grise à foison.
Nous sommes « condamnés » à réussir et à devenir un pays leader, innovant et exemplaire à tout point de vue. Ce n’est pas possible autrement.
Pour ma part, j’y crois fermement.
À chacun de nous de « contaminer » positivement l’autre pour semer cette graine d’optimisme indispensable à l’éveil de toute une nation.


Et l’Algérie se réveilla enfin...

Bien à vous

Nacym Baghli


2030+2032 ///////
World Expo + Olympic Games
المعرض العالمي + الألعاب الأولمبية
Exposition Universelle + Jeux Olympiques

Build our future today بناء مستقبلنا اليوم Construisons notre futur aujourd’hui

2030+2032 ///////
It’s already tomorrow هو بالفعل غدا C’est déjà demain

2030+2032 ///////
Be ready لنكن جاهزين Soyons prêts

2030+2032 ///////
الذكرى ال70 للاستقلال
70th anniversary of independance
70e anniversaire d’indépendance

2030+2032 ///////
Une ambition nourrie depuis 2009
Une vision partagée en 2017
Un projet global pour 2032

[...]
Le projet ambitionne d’être l'acte fondateur du nouvel Alger, le Alger qui se profile déjà pour la génération suivante, celle des années 2030.
Le projet se veut novateur, structurant et stratégique.
Le projet veut accompagner une candidature d'Alger et de l'Algérie à l'Exposition Universelle de 2035 et/ou aux Jeux Olympiques d'été de 2036, voire plutôt, soit respectivement en 2030 et 2032, coïncidant ainsi avec le 70ème anniversaire de notre indépendance.
Le projet veut faire rayonner, de nouveau, Alger dans le bassin méditerranéen et au-delà.
Le projet veut mobiliser les forces vives de tous bords afin d'impliquer le citoyen en général, et l’Algérois en particulier, pour la concrétisation de celui-ci.
Le projet ouvrira de nouveaux horizons pour Alger en désenclavant définitivement la partie Est en connectant intelligemment les deux extrémités de la baie.
Le projet permettra de boucler la boucle en insufflant une dynamique et un développement sans précédent pour Alger.

[...]

Pour lire le Manifeste (texte intégral)
>> https://www.nacymbaghli.com/2017/09/djisr-el-djazair.html
Pour en savoir plus sur la Vision et le Projet Djisr El Djazair >> https://www.facebook.com/DjisrElDjazair/
Le projet ElDjazaïr20xx en 2008 déjà !
>> https://www.nacymbaghli.com/2008/09/eldjazair20xx.html

[*] OU >> ALGIERS EXPO’35 + ALGIERS JO’36

Sunday, June 9, 2019

Storming of Venice

"Anonymous" people visiting "Famous" pavilions [*]
Photomontage: Nacym Baghli, 2018
Source/Photos: Instagram
Storming of Venice
(time to?)
Introduction
.......
We aim to bring the light to both anonymous architecture and architects. To this end, we have initiated a process of reflection and action.
The idea is simple and coherent at the same time: instead of having "famous" pavilions visited by anonymous people, we will (for once) have anonymous pavilions visited by "famous" people.
For this purpose, we will use the repressed spaces of Venice: the floating cemetery of San Michele, the mainland of Mestre and the sequenced beaches of the Lido. (sketch below)
To better understand the whole reflection process (still ongoing), please take a look on the texts below, including a letter we wrote more than a year ago to Paolo Baratta on this subject.
We obviously invite everyone to take part of this "temporary and ephemeral" Storming of Venice for the next biennales (and triennales), it is time to!
Our objective also, in the same vein as this one, is to obtain (finally) a first participation of our country Algeria in the Venice architecture Biennale. Project already attempted in the past by some actors and personal initiatives (including us), but in vain. It's time for that too!
.......
N&S Baghli


Learning from Denise
Philadelphia, June 28th, 2019
Signed book - Philadelphia, Oct. 30th, 2014
Robert Venturi & Denise Scott Brown
Photo: Nacym Baghli
Dear Nacym and Sihem,

Thank you so much for your message.
Your comments about the inclusion of “anonymous architecture” and the ordinary fits with our own ideas of the vernacular.
You are taking the underdog’s side against “starified and (over)mediatized architecture” but I think the fight for the ordinary is a worthy cause.
I salute your effort and the extraordinary work you are doing for your country and Venice.

Warmly,

Denise Scott Brown

Read our tribute to Denise here >>



Network
.......
Dear all,
Hope you are doing well.
We wanted to share this important issue with you.
We want to bring Anonymous Architecture (and thereby Anonymous Architects) to the biennale in a kind of a temporary/ephemeral ‘Storming of Venice’.
No matter in 2020, 2022, or 20xx.
We believe this is crucial for the survival of architecture as a whole, critical, consistent and coherent.
We hope you would join us into the AA collective to contribute to this project and vision in the way that seems most appropriate to you.
As a reminder, AA - Anonymous Architecture - constitutes 99,99% of the global built (and unbuilt) heritage, and therefore, 99,99% of Architects remain Anonymous.
They will never have any visibility, their architecture neither. Never ever.
It is time to give them the floor, and the ‘image’.

For this, we recently sent a letter to Mr. Paolo Baratta, the president of La Biennale di Venezia, to explain our approach and deep concern vis-à-vis the turn that are taking biennales and triennales of architecture nowadays.
Please read it below (in both langages: english and french)
(the letter is now public since June 9th, 2019)

More information to come.
Please let us know if you had any question or suggestion regarding this.
All the best,
.......
Nacym & Sihem Baghli
Architects
AA Collective [Algiers]
May 29th, 2018

.......
[*] Location: Swiss Pavilion at La Biennale di Venezia
FREESPACE: 16th International Architecture Exhibition 
.......
Issues
United Colors (Minds) of Venice
On Critical Architecture today...
La Pensée Unique ?

.......
Hashtags



"Storming of Venice" Project
Sketch: Nacym Baghli, 2019
Text in the introduction (above)
Letter from a COUPLE
of ARCHITECTS
to Mr. Paolo Baratta
President of La Biennale di Venezia
Algiers - May 27th, 2018
[EN]

Dear Paolo Baratta,

We are (re)writing to you today to share with you an innovative approach that we are planning for the next architectural biennale in Venice, in 20xx.
It reflects many of our current concerns, including the invisibility and silence surrounding ordinary, invisible, architecture, which we refer to here as anonymous architecture.
This is a major concern for us, both intellectually and formally.

Indeed, this anonymous architecture, which represents 99.99% of our built environment, our cities and our countryside, and yet serves as the backdrop and foundation for barely 0.01% of visible architecture, must in our opinion finally be revealed, with dignity, to the public at large.
It is nothing more than a "takeover" of the media space that we consider legitimate and necessary, albeit temporary, for the one that has always carried and wrapped in a case the starified and (over)mediatized architecture that we all know.
In the current trends where we fortunately see the emergence of movements in the wake of gender equality such as Me too, We too, and Voices of women,... to name but a few; it seems important and timely to us today that a movement of the kind of AA (for Anonymous Architecture) is emerging soon, inexorably.
Anonymous architecture, very real, is carried by these men and women whose names and faces are unknown, but who, however, actively contribute to the construction of tomorrow's architectural heritage.
They constitute the very matrix of it.
We must pay tribute to them.

So, we asked ourselves, what better opportunity than the Venice Biennale to serve as a megaphone and a critical and intelligent receiver/receptacle for this project?
We remain convinced that such an event will set a precedent in the profession and in the discipline, both in terms of content and form.
This will generate a strong interest for the media, the general public, academics and professionals. A new angle of view will be proposed to them.
The benefits will, in our opinion, be so significant that we expect a paradigm shift at the end of this process.

We would be, (we are!), quite willing to take up this immense and noble challenge for 20xx, after your agreement, of course, and with your precious support.
Be careful, this exceptional edition (a special edition biennial?) will not be about putting names and faces on a distinction or prize.
It will be a question of highlighting, for once, the common sense (apparent or hidden) of a collective, the modest and resonant imagination of a group, the common and sober creativity of a neighbourhood, the daily initiatives of a local community, the ordinary madness of a city, or, quite simply, the consecration of banality in this anonymous architecture, the very one that represents and embodies the 99.99% (built or not), and which is carried by the silent majority of women and men, both architects and anonymous.
Our ambition is to restore the image of the banal, the ordinary, of this anonymous architecture so that it no longer carries this heavy burden, this negative connotation with a pejorative impact.
The emergence and highlighting of anonymous architecture seems to us to be crucial, even fundamental.

Precisely and in this regard, after the exceptional and masterly "Fundamentals", AA will now set the tone (donner le La) for young critical minds and future generations of architects insofar as it will stimulate a new and unprecedented reflection and approach in our relationship to everyday architecture. De facto, another report, this time dispassionate and demystified, will reveal itself in the face of mediatized architecture. Balance.

We, a collective of architects of various nationalities, representing all continents, filled with this humanist and universalist spirit, want to finally give voice (and image) to these thousands of anonymous architects who contribute, throughout the world, each in their own way and culture, to the construction of the cities and countryside of today and tomorrow.

Mister President of La Biennale di Venezia,
We would be extremely pleased and honoured to meet with you to further share with you our project and vision for this temporary and ephemeral "takeover" on your biennial, with your good consent, of course.

A reversal (of the situation) and a critical, peaceful and much needed questioning of Architecture. This is our ambition.

Yours sincerely,

Nacym & Sihem Baghli
Architects



The Golden Lion awarded to Anonymous Architects
Biennale Architettura 20xx
Photomontage: Nacym Baghli, 2018
Lettre d'un COUPLE d'ARCHITECTES
à Mr Paolo Baratta
Président de La Biennale di Venezia
Alger - 27 mai 2018
[FR]

Cher Paolo Baratta,

Nous vous (ré)écrivons aujourd’hui afin de vous faire part d’une démarche inédite que nous imaginons pour la prochaine biennale d’architecture à Venise, en 20xx.
Elle traduit plusieurs de nos préoccupations actuelles, dont notamment celle relative à l’invisibilité et au silence pesant entourant l’architecture ordinaire, invisible, que nous appelons ici architecture anonyme.
C’est une préoccupation majeure pour nous, tant intellectuelle que formelle.

En effet, cette architecture anonyme qui représente 99,99 % de notre cadre bâti, de nos villes et de nos campagnes, et qui sert pourtant de trame de fond et d’assise pour à peine 0,01 % de l’architecture visible ; elle se doit à notre avis d’être enfin révélée, dignement, au grand jour et au grand public.
Il ne s’agit, ni plus ni moins que d’une « prise de pouvoir » de l’espace médiatique que nous considérons légitime et nécessaire, certes temporaire, pour celle qui a porté depuis toujours et enveloppé dans un écrin l’architecture starifiée et (sur)médiatisée que nous connaissons tous.
Dans les tendances et courants actuels où l’on voit heureusement émerger des mouvements dans le sillage du combat pour l'Égalité des sexes tels que : "Me too", "We too", et "Voices Of Women" (la voix des femmes),… pour ne citer que ceux-là ; il nous semble important et opportun aujourd’hui qu’un mouvement de la sorte, tel que AA (pour Architecture Anonyme) voie incessamment le jour, inexorablement.
L'architecture anonyme, bien réelle, est portée par ces femmes et ces hommes dont on ne connait ni les noms, ni les visages, mais qui, pourtant, contribuent activement à la construction du patrimoine architectural de demain. Ils en constituent la matrice même.
Nous nous devons de leur rendre hommage.

Alors, nous nous sommes demandés, quelle plus belle occasion que la biennale de Venise pour servir de porte-voix et de récipient/réceptacle critique et intelligent à ce projet ?!
Nous restons convaincus qu’un tel événement constituera un précédent dans la profession et dans la discipline, tant par le fond que par la forme.
Cela suscitera un intérêt certain pour les médias, le grand public, les académiques et les professionnels. Un nouvel angle de vue leur sera proposé.
Les retombées seront, à notre avis, tellement importantes que nous escomptons bien un changement de paradigme au terme de ce processus.

Nous serions, (nous sommes !), tout à fait disposés à relever cet immense et noble défi pour 20xx, après votre accord, bien sûr, et avec votre précieux soutien.
Attention, il ne s’agira pas dans cette exceptionnelle édition (une biennale Hors-Série ?) de mettre des noms et des visages sur une distinction ou un prix.
Il s’agira bien de mettre en avant, une fois n’est pas coutume, le bon sens (apparent ou caché) d’un collectif, l’imaginaire modeste et résonné d’un groupe, la créativité commune et sobre d’un quartier, les initiatives quotidiennes d’une collectivité locale, la folie ordinaire d'une ville, ou, tout simplement, la consécration de la banalité dans cette architecture anonyme, celle-là même qui représente et incarne les 99,99 % (construite ou pas), et qui est portée par la majorité silencieuse de femmes et d'hommes, architectes et anonymes à la fois.
Nous ambitionnons bien à travers notre démarche de redorer le blason du banal, de l’ordinaire, de cette architecture anonyme afin qu’elle ne porte plus ce lourd fardeau, cette connotation négative à portée péjorative.
L’émergence et la mise en lumière de l’Architecture Anonyme nous semble capitale, voire fondamentale.

Justement et à ce propos, après l’exceptionnel et magistral « Fundamentals », AA donnera désormais le « La » pour les jeunes esprits critiques et futures générations d’architectes dans la mesure où elle suscitera une nouvelle réflexion et approche, inédites, dans notre rapport à l’architecture de tous les jours. De facto, un autre rapport, dépassionné et démystifié cette fois-ci, se révélera face à l’architecture médiatisée. L’équilibre.

Nous, collectif d’architectes de diverses nationalités, représentant tous les continents, emplis de cet esprit humaniste et universaliste, voulons donner enfin la parole (et l’image) à ces milliers d’architectes anonymes qui contribuent, de par le monde, chacun à sa façon et dans sa culture, à la construction des villes et campagnes d'aujourd’hui et de demain.

Monsieur le Président de La Biennale di Venezia,
Nous serions extrêmement ravis et honorés de vous rencontrer afin de vous faire davantage part de notre projet et de notre vision quant à cette « prise de pouvoir » temporaire et éphémère sur votre biennale, avec votre bon consentement, bien entendu.

Un renversement (de situation) et une remise en question critique, pacifique et ô combien nécessaire pour l’Architecture. Telle est notre ambition.

Bien à vous,

Nacym & Sihem Baghli
Architectes

.......
Related articles
>> ₩¥$!₩¥G
>> Rem's Cadavre Exquis
>> XXII Triennale di Milano

Saturday, February 9, 2019

XXII Triennale di Milano

The Bay as a RRR/t
Nacym & Sihem Baghli (c) 2019
RRR/t
We are glad and honoured to be part of "Broken Nature: Design Takes on Human Survival" and represent Algeria at La Triennale di Milano this year with our vision ⁦Algiers20xx, part of ‪Djisr El Djazair project, with the following statement: "The Bay as a Repairing, Reunifying and Reconciling Territory"

TEAM
Nacym & Sihem Baghli /////// ALGERIA
Architects + Co-founders of the « Djisr El Djazaïr » vision/project
More information >> www.nacymbaghli.com

CONTEXT
2018 - "I believe we are at a time in society where open and honest communication is not only necessary, but revolutionary. When governments and political systems are no longer a reference point for progress, we look to other places, such as creative institutions, to facilitate that dialogue. Our aim is to change the definition of what it is to be a cultural centre; the Triennale will be a place of reflection and debate, connected with the contemporary culture in a dynamic way that offers new point of view on topics that lie at the very core of our global society."
Stefano Boeri

BROKEN NATURE
Algiers, in 20xx, view from space...
"The XXII Triennale di Milano, Broken Nature: Design Takes on Human Survival, highlights the concept of restorative design and studies the state of the threads that connect humans to their natural environments..."
Paola Antonelli

STATEMENT
Broken Nature: Repaired?
"The Bay as a Repairing, Reunifying and Reconciling Territory"

CHRONOLOGY
A - Djisr El Djazaïr /////// For a strong and founding act of the new Algiers – 21.09.2017
B - Algiers20xx /////// International Ideas Competition – 27.06.2018
Broken Nature
Official logo - la Triennale di Milano, 2019
C - La Rencontre d’Alger /////// Towards a Disruptive Urbanism? – 26.01.2019
D - La Triennale di Milano /////// The Bay as a Repairing, Reunifying and Reconciling Territory - 28.02.2019

CREDITS
IX Triennale di Milano, 1951
Intervento di Le Corbusier al convegno De Divina Proportione
a - Nacym & Sihem Baghli: La Rencontre d’Alger - Poster, 2019
b - Nacym & Sihem Baghli: Algiers20xx - the Matrix, 2018
c - Nacym Baghli: Photomontage - View from the ISS - Photo by Thomas Pesquet, 2017
d - Nacym Baghli: Bay of Algiers/Manhattan - Google Earth, 2012
e - Gillo Pontecorvo: The Battle of Algiers, 1966
f - Le Corbusier: Plan Obus, 1930
g - Unknown: Dassault Mystère IV - Collection Pierre Jarrige - Alger, 1960
h - Akram Azizi: Smart Islands - Algiers20xx - First incentive prize, 2019
i - Nacym Baghli: I LOVE DZ - Text + Logo, 2017
j - John Ogilby: Old Mediterranean Map - Algiers, 1690
k - Bellin Jacques-Nicolas: Plan de la Baye d'Algers et ses Environs, 1764
l - P.J. Witdoeck, Colonel Rottiers: Carte de la Baie d'Alger, 1828
m - Nacym & Sihem Baghli: DZAIR J’DIDA / Algiers20xx - Text, 2018
n - Nacym Baghli: DZAIR Q’DIMA / Chère Lalla - Text, 2018
o - Nacym & Sihem Baghli: Hope - Living together, 2018
p - Nacym Baghli: Photomontage - Bay of Algiers + Vasco da Gama bridge, 2017

More information to come.
N & S Baghli

Links:
Broken Nature
http://www.brokennature.org/
La Triennale di Milano
http://www.triennale.org/en/
Hashtag
#BrokenNature

Illustrations:
1 - RRR/t Official poster - la Triennale di Milano, 2019
2 - Algiers, in 20xx, view from space...
Original photo: Thomas Pesquet
Algiers from the International Space Station
Photomontage: Nacym Baghli
3 - Broken Nature - Official logo
4 - Le Corbusier at la IX Triennale di Milano, 1951

Friday, June 29, 2018

Algiers20xx///////International Ideas Competition

{this announce is being regularly updated, please feel free to share it!}
IMPORTANT: Please consider this entire blog as an integral part
of the Algiers20xx competition statement...

UPDATE /// January 27, 2019
WATCH THE LIVE STREAMING HERE!
>> Part-1 >> Part-2
>> COMPETITION BRIEF
/// YourCity20xx?
/// JOIN THE COMMUNITY:
/// 400+ Participants
55+ Countries!
/// This is an OPEN CALL
for Students + Young Professionals UNDER 30
WORLDWIDE!





Algiers20xx ///////
International Ideas Competition
Disruptive[Radical] Urbanism




Dassault Mystère IV /// Alger, 1960
Collection Pierre Jarrige
/// Mentorship
Rem Koolhaas (Netherlands)
/// Support
City/Governor of Algiers (Algeria)
//// Sponsorship
EPAU - École Polytechnique d'Architecture et d'Urbanisme d'Alger (Algeria)

/// Teaser
>> https://youtu.be/SMkPlfz_wQI
>> https://youtu.be/jJRMZdVLRB0

/// Statement
For a strong and founding act of the new Algiers
>> Text, narration/fiction, unveiled during the meeting/debate that took place at the bookshop l'Arbre à Dires for a literary and urban "mise en abyme" of Algiers...
(the text is being translated from French, please use >> DeepL for a temporary translation)






Y.03 - Sketch, Bay of Algiers
Nacym Baghli, 2018
/// International Jury
>> Rem Koolhaas (Mentorship)
>> Fathallah Baghli (Professor in Architecture, Algiers)
>> Saskia Sassen (Robert S. Lynd Professor of Sociology and Co-Chairs The Committee on Global Thought, Columbia University, New York)
>> Ahmed Bedjaoui (Professor of Cinema and Audiovisual Communication at the University of Algiers)
>> Richard Sennett (Richard Sennett, OBE FBA, Centennial Professor of Sociology,
London School of Economics)
>> Jean-Louis Cohen (Sheldon H. Solow Professor in the History of Architecture
Institute of Fine Arts, New York University)
>> Rodolphe el-Khoury (Dean of the University of Miami School of Architecture)
>> Tsouria Kassab (Dean of EPAU, Algiers)
>> Hou Hanru (Director of the MAXXI Museum, Rome)
>> Amale Andraos (Dean of the Columbia University Graduate School of Architecture, Planning and Preservation, New York)
>> Eva Franch i Gilabert (Dean of the Architectural Association School of Architecture, London)
More inspiring people are joining us!


/// Participation
Algiers20xx competition is open for STUDENTS + YOUNG PROFESSIONALS UNDER 30 (as of January 1, 2018) from all around the WORLD

/// Group Participation TBA


Algiers20xx Competition Exhibition
Smart City Summit Algiers
June 27/28, 2018

/// Registration
FREE EARLY PRE-REGISTRATIONS NOW OPEN!
EXTENSION: From June 27 to July 22, 2018
Online form >> https://goo.gl/forms/l4EX7buHfCn6TqzF2

/// Fees
FREE (early registration): for all countries participants from June 27 to mid-July, 2018
FREE: for Algerian participants
CROWFUNDING (from July 22, 2018): for all countries participants, including Algerian participants (optional), via the Algiers20xx crowdfunding platform

/// Areas of Interest
#Architecture #Art
#Engineering #Transportation
#Urban #Design #Planning #Mobility #Sociology #Farming #Movie #Photography
#SustainableDevelopment #SmartCities #RenewableEnergies

Plan Obus /// Le Corbusier, 1930
Urbanisme, projets A,B,C,H, Alger
#FinancingStrategy

/// Categories TBA

/// Prizes TBA

/// Sponsoring TBA

/// Calendar
- May 12, 2018 Announce >> fenCLUB
- June 07, 2018 Announce >> L'Arbre à Dires
- June 27, 2018 Free early pre-registrations open >> Smart City Summit Algiers
- July 22, 2018 Registrations + Announcements + Crowdfunding platform launch
- September 30, 2018 Registrations deadline
- October 15, 2018 Registrations deadline
- October 15, 2018 Submissions deadline
- October 30, 2018 Submissions deadline
- First jury TBA
- Second jury TBA
- Final jury TBA

"... and bring Algiers back to light."
Nacym Baghli, 2018
Image Flightradar24
- Winners announcement TBA
- Award ceremony TBA

/// Award Ceremony
Location: Algiers (Algeria)
Date: early 2019
Venue: TBA

/// Languages
English, French, Arabic

/// Questions FAQ
>> Mail
>> Messenger

/// More Information
> https://www.facebook.com/DjisrElDjazair/






Djisr el-Djazair Exhibition
>> click here for high resolution
Smart City Summit Algiers

/// Links
> https://www.nacymbaghli.com/
> smartcityalgiers.com
> http://www.wilaya-alger.dz/en/
> http://www.epau-alger.edu.dz/

/// Press
>> Djisr el-Djazair: Un pont sur la baie d'Alger pour lier, tisser et faire rêver
>> Un pont pour relier les histoires de la capitale

Saturday, June 9, 2018

Algiers20xx

Texte, récit/fiction, dévoilé lors de la rencontre/débat ayant eu lieu à la librairie l'Arbre à Dires (*) pour une « mise en abyme » littéraire et urbaine d’Alger...
Ce texte rentre également dans le cadre de #Algiers20xx, le concours international d'idées (**) qui sera annoncé lors de l'évènement #SmartCitySummitAlgiers.




[...]
Aujourd’hui, Alger est morne. Il le sera demain encore, certainement.
R. eut l’idée de se hasarder dans la traversée du Y.
Bientôt, il fera nuit. Il le regrettera, peut-être.

Il avait bien reçu une notification sur son smartphone lui déconseillant fortement d’enjamber la baie par cette journée agitée. Rien n’y fit, il vrombit au volant de sa Edison, dévalant le long du Frais Vallon, résolument décidé à se rendre à New Dzair à l’autre bout de la ville, communément appelé ici : Dzair Jdida (ex-Tamentfoust). Il voulut s’y rendre vite, coûte que coûte, en usant des privilèges de son abonnement Premium Access grâce auquel il pouvait, malgré les restrictions, emprunter le Y. Manifestement, une mauvaise idée de l‘auteur de Fast-Y, cette application populaire et tant prisée ici à Alger. Fast, pour rapide. Y, pour le pont.

Les jeunes adeptes aimaient quant à eux plaisanter avec la prononciation. Ils exagéraient volontairement l’accent algérois tout en prenant soin d’en déformer le sens. Cela donnait, non sans ironie, « El Festi ! ». J’avais pourtant prévenu, là encore, mon ami, l’auteur.

Photo-montage : Nacym Baghli (c) Djisr El-Djazair 2018
Aujourd'hui, Alger est rythmé aux timbres stridents des klaxons et des sirènes.
Avril, par une journée aussi noire que la couleur du ciel qui l’épiait.

Il aurait bien fallu plus d’une heure pour parcourir l’arène, Alger, d’un bras à l’autre, de l’ancien vers le nouveau, de l’histoire tumultueuse vers la géographie plate. Sa décision a été vite prise. Il était pressé, le soleil se dérobait, il n’avait pas le choix. Il empruntera le Y, ce faisceau lumineux en forme de la voyelle qui lui donnât son nom, fuyant et s’enfonçant dans l’épais brouillard naissant.

Aujourd’hui, Alger est de mauvaise humeur.
Une fois en plein milieu de la baie, R. stoppât net son véhicule, l’Edison, très prisé en ces temps, d’un vert criard et flamboyant, tranchant avec la noirceur du ciel. Au prix exorbitant de cette acquisition s’opposait un engagement à peine vert, pâle.

R. se mit donc sur la bande d’arrêt d’urgence, bravant l’interdit, juste au niveau de la station centrale Dziria qui dessert l’île principale du même nom, la plus grande et la plus populaire des trois îles flottantes disséminant la baie tout en l'annexant à la terre ferme.

Une idée folle, une utopie disait-on, en vogue alors dans les années 20, et qui, à la surprise générale, y compris pour les instigateurs de ce projet insolite, a fini par voir le jour, bien plutôt que prévu. Oui, une utopie disait-on. Eux, affirmaient leur optimisme. Une mise en abyme qu’ils adoptèrent d'emblée dans l’écriture de leur architecture. Les choses leurs échappèrent, et les évènements se précipitèrent.

Le "Y" - Nacym Baghli (c) 2018 
Aujourd’hui, Alger se drape du costume des mauvais jours.
Par-dessus la rambarde de sécurité d’où il projetait son regard au loin, en direction de la blanche Casbah peut-être, R. constatât à peine qu’il n’y eut pas âme qui vive sur la gigantesque plateforme, juste en contre-bas, pourtant si fréquentée en cette période de l’année. On ne pouvait alors qu’entendre l’écrasement assourdissant des vagues déchainées sur les solides contreforts de l’ile, surélevée, et les cris des Tchoutchou Malehs affolés par la tempête qu’ils pressentirent déjà, là, incessamment. Ces mouettes lui rappelèrent celles qu’il avait aperçues, il y’a bien longtemps, dans la baie de San Francisco, au pied du mythique Golden Gate Bridge, avant qu’il ne soit entièrement démonté et remplacé par un tube, plus rapide, plus contemporain.
Curieux destin ou heureuse coïncidence ?
Les éclairs, au loin vers l’horizon, faisaient scintiller le ciel sombre qui guettait Alger. Quelques agents techniques s’affairaient à finaliser l’évacuation des lieux et à procéder aux vérifications de sécurité. La procédure d’usage en pareilles circonstances. On distinguait à peine la silhouette imposante de Dzair Jdida, son skyline s’effaçait dans le ciel tourmenté.

Photo-montage : Nacym Baghli (c) Djisr El-Djazair 2018
Aujourd’hui, Alger est littéralement dévoré par la grisaille.
Pour je ne sais quelle raison, R., eut envie en ce moment et à cet endroit précis de prendre l’air, marin, humide et salé ; d’admirer la force du panorama, gris et profond ; et de s’abandonner à ses pensées, vagues. Il fit fi de tout. Impassible, seul, il trônait sur le Y dans cet Alger majestueux et menaçant. Alger lui appartenait. Il y est né, dans cette ville alors en proie à la folie des hommes. C’était en 1995, une année de de feu et de sang.

Aujourd’hui, Alger est morne. Il le sera demain encore, certainement.
Un incipit qui lui sied si bien.
R., trempé par l’orage, sut désormais qu’il triomphera.
[...]

Alger, le 7 juin 2018
N. & S. Baghli

-------
(*) Lien vers la vidéo de la rencontre >> https://www.facebook.com/DjisrElDjazair/videos/785994355122153/
(**) Lien vers la page du projet et du concours >> https://www.facebook.com/DjisrElDjazair/
Séquence vidéo accompagnant le texte ci-dessus >> https://youtu.be/SMkPlfz_wQI
Merci à Liamine Dib pour la vidéo originale "Time-lapse Algiers" postée sur YouTube qui a servi comme support au montage pour l'insertion artistique de la vision #DjisrElDjazair

-------
Articles connexes
> État(s) des lieux
> en filigrane...
> Djisr El-Djazair
> Art Attack!
> Rock The Casbah!

Saturday, April 21, 2018

État(s) des lieux

État(s) d'urgence, des lieux.
Architecture, entre Romantisme, Réalisme et Brutalisme

Avant-propos
Ce texte est présenté volontairement de façon décousu.
Un état de l'art (et de l'architecture) des lieux.
Il est décomposé en plusieurs paragraphes qui semblent, au premier abord, inconciliables.
Il vous sera demandé un effort de synthèse afin d'en faire une lecture critique et globale.




Romantisme
-------
Quoi de mieux qu’une date anniversaire comme prétexte à un texte.




Carcasse 1995 >> 2018 >> 20xx
Oued Romane, Alger
Photo : Nacym Baghli, 2017

En ce mois d’avril 1995, par des temps incertains en cet Alger ensanglanté, naissait une aventure singulière et éclectique.
En pareilles circonstances, j'avoue volontiers que l’avenir me semblait aussi sombre… que radieux.
Définitivement excitant, et critique.
Il est vrai qu'à 22 ans et des poussières, je me retrouvai propulsé (malgré moi ?) en fondateur, avec mon père, du cabinet d’architecture familial. Une responsabilité que l’on ne mesure pas à cet âge-ci.
Ce métier auquel j’aspirais désormais, me réservât en effet bien des surprises et je n’allais résolument pas être déçu même si, en réalité, comme je l'ai souvent affirmé, l’architecture ne fut pas mon premier choix… Après le bac, je voulais coder, faire de l'informatique, être un geek !
Bref, c’est une longue histoire, les évènements ont pris une autre tournure et c'est tant mieux ainsi.
Me voilà donc toujours là, presque par hasard, un quart de siècle plus tard.
Mon premier projet, signe du hasard, fut une habitation pour le compte et le bon vouloir de mon voisin. Il habitait juste en face de notre bureau fraichement inauguré. Il a peut-être décelé en nous du potentiel, je soupçonne plutôt une opportunité. Les relations de bon voisinage aidant permirent alors cette relation improbable.

Encore aujourd’hui, je contemple au travers de ma grande baie vitrée l’œuvre, à l’épreuve du temps, des temps.

Le Corbusier, Maison Dom-Ino
Photo : Nacym Baghli, 2014
Venice Architecture Biennale  Fundamentals
Une habitation donc, inachevée (ou en cours d’achèvement, à ce jour), grattée assez sommairement au Rapidograph sur du calque bon marché baptisant au passage l’authentique et mystique table à dessein/dessin du paternel. Pas moins de 300 projets d’habitation y ont déjà été conçus, négociés, grattés, cachetés sur celle-ci (voir illustartion : Listing). Une table magique et mystérieuse à la fois pour le petit garçon que j’étais. Elle était, à l’origine, d’un blanc immaculé, puis, noircie au fil du temps par la matière grise, les taches de café, les traces de cigarettes mentholées et l’encre de chine. Je me revois encore rodant autour, admirant mon père, ce héros, architecte des temps modernes, arborant dans sa tenue de combat ses outils, toujours prêt à dégainer, aussi vite que son ombre.

C’était son job. Ce fut mon imagination.

Parenthèse (enchantée)
Je voulais déjà construire une ville futuriste (Smart city ?) dans un paragraphe que j’avais rédigé à l’école, à l’âge de 9 ou 10 ans...

Outils/Marques :
Rapidograph, Olivetti, L'Architecture d'Aujourd'hui
Photo : Nacym Baghli, 2013
Mon client, décédé aujourd’hui (paix à son âme), avait décidé de raser la baraque dans laquelle il logeait jusqu’alors toute sa famille afin de bâtir une « Carcasse » au sens le plus noble du terme, sur ce grand terrain prometteur et riche en potentialités. Ses quatre garçons devenant de jeunes adultes, il fallut naturellement agrandir le « toit familial » et assurer le clos et le couvert pour les quatre mâles du foyer et leurs progénitures ; la cinquième, la benjamine, devait naturellement quitter la maison parentale après son mariage, n’empêche qu’une cinquième trame lui a été consacrée, le gendre. Il fallut naturellement penser à la rente aussi. Cinq « garages » devaient en assurer la fonction, vitale, celle-là même que nous retrouvons encore aujourd’hui dans toutes les habitations algériennes.
Ce premier projet, la Carcasse, m’a suivie et hantée tout au long de ma carrière, discrètement. Elle porte malgré elle, délicatement, une partie contemporaine de l’histoire de notre métier. Malgré son aspect ostentatoire, vulgaire, elle me rattache à la réalité de notre profession, et j’en suis fier. Je la vois vivre encore aujourd’hui, en perpétuelle transformation.

Elle me survivra, assurément.


Réalisme
-------
Carcasse, Habitation inachevée, Quartier en mutation, Lotissement sauvage, Auto-construction, Tissu vernaculaire, Habitat spontané,…

Oued Romane, El Achour, Alger
Photo : Nacym Baghli, 2011
Peu importe en réalité le qualificatif.
Le résultat est là, l’état des lieux, la réalité du terrain.
Ce qui importe, désormais, c’est de comprendre les mécanismes complexes, parfois ingénieux, parfois absurdes, qui nous ont amené à ce résultat et de constituer une force de proposition afin de l’intégrer dans une réflexion urbaine pour le futur.
Il s’agira de proposer dès lors des outils d’aménagement nouveaux et contemporains capables d’absorber et d’intégrer ces tissus et ces typologies, hérités aujourd’hui, conséquence de notre contribution et complicité à tous : notre déni, notre impuissance, notre dédain, afin d’en faire le vecteur de développement urbain de demain.
Pour cela, plusieurs hypothèses, ou plutôt scenarii, se présentent à nous, comme autant d'opportunités de réflexion et de compréhension.
Que se passet-il ?
On nous raconte que des quartiers « sauvages » - ainsi se complait-on à décrire tout ce qui nous échappe, l’incompris - ont émergé un peu partout.
Les lois de l’architecture et de de l’urbanisme ne s’y appliqueraient pas.
Est-ce bien la faute des habitants, des auto-constructeurs ?
On stigmatise, car cela nous est facile de le faire, mais on ne se remet nullement en cause.
Avons-nous tenté une étude anthropologique, sociologique, urbaine pour comprendre ces phénomènes ? Quelles ont été les causes ? Les tenants et les aboutissants ?

Avant d’acculer cette « architecture », avons-nous pris le soin de l’étudier, de l’analyser, d’en saisir le fond, avant d’accuser la forme ?

Carcass in speculative context
Photmontage (Manhattan, New York)
© 2012 Nacym Baghli Architects
Notre rôle consisterait à déconstruire ce mécanisme, d’en déceler l’ingéniosité, d’en écarter l’absurdité et d’en faire une force.
Un formidable laboratoire à ciel ouvert s’offre à nous, où toutes les disciplines y trouveraient matière, inépuisable, d’étude pour nos étudiants, chercheurs et professionnels.

El-Hamiz ne s’est pas improvisé, il s’est construit.
Oued Tarfa ne s’est pas décrété, il s’est imposé.

Patiemment, dans le temps, avec méthode et esprit.



Brutalisme
-------
Architecture, Grandeur et Décadence
Extraits de #WYSIWYG, travail proposé pour la biennale d'architecture de Venise, 2014


Avertissement
Ce travail a été pensé trans-architecture, multi-langage et pluridisciplinaire.
Il use et abuse des technologies modernes. Il incarne de ce fait la Modernité.
Le fond documentaire est conséquent, parmi celui-ci, la « Matière première ».
Elle est constituée de plus de 300 projets et « Villas » réalisés entre 1973 et 2013 (*).
Seuls quelques cas sont représentés dans ce travail, à titre indicatif.

Le reste, en filigrane, est à disposition au besoin.
L’échiquier métropolitain, ce champ d’observation critique, a pour foyer originel Alger.
Cependant le spectre d’expérimentation, voire de spéculation, est plus vaste.
Il transcende aussi les règles et les convenances (académiques).
La mise en perspective de l’architecture dans ce travail se percevra suivant plusieurs scénarii, et en autant de possibilités.
Elle se traduira sur plusieurs plans et à différentes échelles (échelle relative).
Enfin, ce travail est par essence même inachevé.


Fernand Pouillon : Climat de France (Alger, 1957)
Photo : Nacym Baghli, 2011

Cher Rem,
Malgré qu’elle soit non sollicitée, ci-jointe ma contribution à Fundamentals.
Hors-concours et hors-délais.
Au risque même d’être hors-sujet.
Cependant, je me devais de vous la transmettre. Absolument.
Cette réflexion occupe mon esprit depuis un certain temps, inconsciemment, mais fidèlement.
J’ose espérer qu’elle puisse reconstituer ainsi, à travers votre regard, l’un des maillons manquants de la Modernité. Un chapitre entier, méconnu, sous-estimé.
Réflexion qui se fera en « mettant en perspective » l’architecture au travers de multiples prismes critiques.
En vous remerciant de prendre de votre temps afin de considérer ce présent travail.
Bien à vous,
Nacym
Hassan Fathy
Extraits de "La Cité Idéale", 1975

Après de longues tergiversations, je me devais donc à un certain moment de suspendre, brutalement, ma réflexion afin de vous la soumettre.
Elle est de ce fait inachevée et reflète ainsi fidèlement mon sujet, puisé (en amont et en aval) de et dans Fundamentals.
Pour cela, un déclencheur. Il m'est apparu en bout du processus, aujourd'hui même, Hassan Fathy.
L'effet rétroactif a opéré instantanément dans mon esprit.
"Nous commençons notre planification par les éléments fondamentaux avec la simple brique."
Extraits de "La Cité Idéale", 25.02.1975
Ceci m'a amené à rassembler mes esprits et mes papiers pour les fondre, en un seul jet, dans cet unique document, de la même façon que la présente PAUSE, brutale.

Vous y retrouverez je l’espère (j'en suis convaincu), malgré le rythme saccadé et l'apparence déstructurée, le fil rouge de ma réflexion.

J'ai l'honneur ainsi, aujourd'hui, de vous faire part "solennellement" et pleinement de ma contribution.
L'Acte final.

J’ose espérer, comme souligné déjà, qu’elle puisse reconstituer ainsi, à travers votre regard, l’un des maillons manquants de la Modernité. Le Produit de cette contribution pourrait paraître, de prima bord, aux contours incertains, parfois invisible ; mais il est bel et bien présent, à l'image de l'architecture qu'il incarne.

WYSIWYG
What You See Is What You Get
Ce que vous voyez est ce que vous obtenez
WYSIWYG
Rero (rero-studio.com)
Il s'agit avant tout d'une perception, d'une observation, d'une mise en évidence :
Le Constat comme Concept.
Un Constat de flagrante Modernité ?
C'est l'évidence même qui est sublimée, ici, littéralement.

WYSIWYG : La Quintessence de l’Architecture ?
En espérant ainsi ouvrir un "tiers" angle de vue, critique et inédit, afin de mettre un terme (définitif) aux clichés redondants de la Modernité.
Un nouveau regard s'impose.
Par ailleurs, l'Anonymat, dans ce nouvel "Ordre", finira par triompher. Il en sera désormais l'acteur principal, voire exclusif.
La Star ultime.

La Modernité sera désormais absorbée sur l’autel de l’Anonymat.

Enfin, la Trame dans laquelle s'inscrit cette réflexion, en trompe-l’œil, s'inscrit dans la droite lignée de mes préoccupations passées, présentes et futures.


(*) Listing
Projets 1973/2013
arfen / Baghli Architectes
2014, étant un symbole (pour moi aussi), à plus d’un titre. Un cap. 
2014,
20 ans d’architecture. Ayant obtenu mon diplôme jeune, peut-être trop jeune.
L’architecture n’était résolument pas mon premier choix en dépit de mon environnement direct, favorable.
2014,
Franchissement de la « quarantaine » et les nombreux questionnements inhérents à cela.
Enfin,
2014, la volonté d’affirmer ou de s’affirmer après tant d’années de malentendu vis-à-vis de la profession.

Notre métier recèle bien des mystères, vous en conviendrez.
Je me rappelle encore de la lettre que je vous ai écrite, simplement et spontanément, il y a de cela quelques temps déjà, et suite à laquelle nous avons eu l’immense honneur, avec mon épouse, de vous rencontrer. Irréel. C’est ce que je retiens de ce moment. Depuis, la réalité m’a vite rattrapée, mais je dirais dans le bon sens des choses. Une sorte de maturation, mais rassurez-vous, toujours sans concession.

L’architecture de nos jours, vous le savez, suit, mime, imite le Marché. La Globalisation a fini par triompher et s’accaparer de tout, y compris (et surtout) du volet intellectuel. La matière grise. Comme vous pouvez le constater aujourd’hui : une offre intellectuelle vaste, dense, souvent hors-sujet, pour une demande architecturale désespérément infime, mais précise.

À ce titre, je me réclame (comme vous ?) Le droit à l’abstention. Le devoir d’abstinence. Mais, peu d’esprits éclairés daignent franchir ce cap. Le cap. J’ai maintes fois envisagé de me tenir définitivement à l’écart, hors-champs. Le retour (à l’architecture) a été à chaque fois inévitable… irrésistible et douloureux dans le même temps.

Hors-sujet, je disais donc, car notre prétentieux et prétendu « club » d’architectes, cette sphère intellectuelle restreinte, recule à grand pas, inexorablement, en empruntant le même chemin de la pensée (unique). De surcroit, confortée et portée par les grands médias et les grandes institutions. Hors-sujet, aussi, sont les références et paradigmes qu’empruntent tous désormais (de par le monde) car l’enseignement y est désormais, urbi et orbi, pareil, formaté, nivelé.

"I am a Superstar!"
Bab Ezzouar, Alger
Photo : Nacym Baghli, 2013
La Mondialisation exhorte cela.

Enfin, la Critique, ce dernier rempart qu’on pensait imprenable, a muté désormais en « une simple vue de l’esprit ».

Dès lors, un conformisme redondant décime les rares esprits intellectuels encore conscients. Biennales, triennales et autres manifestations pullulent sans pour autant pouvoir apporter le salut à notre profession. Le consentement est aujourd’hui général.

L’architecture du Consensus.

Pour tout cela,
Merci d’avoir initié Fundamentals.
Ma réflexion est simple et complexe à la fois. Elle est évidente et inattendue.
« Le retour aux fondamentaux » et aux éléments incite et encourage le retour à l’Anonymat. La résurrection de l’architecture Anonyme, de l’architecte Anonyme. Vous proclamiez, à qui voulait l’entendre, que ce sera une biennale sur l’architecture et non pas sur les architectes. Ce sera désormais, dans ma réflexion, chose faite.

Etant nous-mêmes (des) anonymes. Nous avons pensé, dessiné, réalisé (et souvent non réalisé) des projets anonymes, pour des clients anonymes. Le nombre importe peu mais il est conséquent, à tel point de façonner la condition urbaine. Notre condition urbaine. Celles des métropoles de pays dits « 
émergents », et étonnement, bien d’autres souvent. Alger.

La Bataille d’Alger
Ma bataille

La Bataille d'Alger
Réalisation : Gillo Pontecorvo, 1966
Alger, au-delà des fantasmes, poursuit son développement, fatalement, en dépit de toute planification urbaine ou recommandation architecturale. Alger prend des proportions insoupçonnées jusqu’à lors. Elle a pris de vitesse tous ses observateurs, défenseurs et détracteurs. Alger grandit et grandit vite en faisant fi des lois et des législateurs. Alger se construit dans une autocratie urbaine. Elle s’auto-construit. Parfois, elle s’autodétruit, langoureusement. Son histoire épouse magistralement sa morphologie. D’Ouest en Est, la magie chronologique opère. Du cœur (historique) aux démembrements (modernes) en passant par le cerveau (politique), Alger se dessine et progresse contre vents et marées, suivant une logique bien précise et sous couvert de chaos généralisé. Alger cache son jeu. Alger est grand malgré qu’on l’assimile souvent à petit. On l’accule de tous les maux, par tous les mots. On lui confisque son statut de grande métropole à cause de son échelle. Echelle relative. La baie en trompe l’œil accentue cette injustice et cette contradiction.

"What's happening here... (really)?"
Croquis / Nacym Baghli, 2009/2010
Prélude au projet Djisr El-Djazair
La baie, cet immense vide ne demande qu’à être comblé. 
Alger souffre de ce vide tout autant qu’elle le vénère.
>>Prélude au projet Djisr El-Djazair

Ma réflexion, est basée sur tous ces aspects-là, souvent mésestimés, incompris ou refoulés.
La démarche est simple. C’est celle d’un observateur, acteur de sa ville. Son champ de vision critique aura pour origine le plan Nord/Sud transcendant la baie. Son champ d’exploration est à double sens, Ouest/Est, et inversement. L’épicentre sera Les Dunes, ces deux barres modernes construites (in-extremis) à l’orée des années 60, à la veille de l’indépendance. Elles symbolisent pour moi le point de rupture, la charnière, mon repère absolu.
L’échiquier métropolitain

La Modernité sera désormais absorbée sur l’autel de l’Anonymat.

Ma réflexion sera basée donc d’avantage sur Le Constat plutôt que sur Un Concept.
Le constat comme concept.
Constat d’infraction, d’effraction, d’échec, amiable.
Constat de flagrante Modernité.
Transplantation
La Quintessence de l’Architecture. Carcasse.
La Carcasse, dans l’absolu, est WYSIWYG : “What You See Is What You Get”
« I am a Superstar ! »

Retour aux Fondamentaux,
Retour à l’architecture Anonyme.




₩¥$!₩¥G
Fundamentals, Absorbing Modernity
Contribution / Nacym Baghli, 2014

TIMELINE (facultatif ?)
Alger, un index chronologique et critique

Le Champ Temporel (d’analyse et observation critique)
1913/2013, par extension, 20xx
Le Curseur du Temps
Le Lapse de Temps
Le Temps Absolu
L’Ouverture inespérée
La Parenthèse (inattendue)

0.
Problématique
Le Pouvoir d’Abstraction
Processus inhérent à l’Absorption de la Modernité

1.
L’Echiquier Métropolitain
Le Terrain de Prédilection
Le Champ d’Expérimentation
L’Observatoire de la Modernité (perdue)
Le Laboratoire Critique
Alger

2.
Matière Première
Matière Grise
Politique
(x) Million Logements
Historique
Décolonisation
Social, Culturel, Economique
Auto-construction
La Trame
Carcasse

3.
Programme
Action / Réaction
Connexion
La Boucle (est bouclée)
L’Acte final
Le Dernier Acte

4.
Le Questionnement Architectural
Carcasse
La Réponse Urbaine
La Traversée
La Symbolique
Le Monument Reflet
Le Miroir
L’Ecran

5.
La Trame
La Trame sublime l’Espace
La Trame efface l’Architecture
La Trame est l’Exception qui confirme la Règle (de la Modernité)
La Trame starifie l’Anonymat
La Trame efface la Modernité
La Carcasse devient Modernité

6.
Ère post et pré-Coloniale
Ère post et pré-Moderne
Ère post et pré-Critique
1913, Alger occupée, violentée, modernisée
1963, Alger libérée, adulée, convoitée
2013, Alger dénigrée, ignorée, accusée

7.
Alger
La Baie
La Symétrie
La Chronologie (des faits)
La Morphologie
La Progression (de la Modernité < 1962)
Le Point de Rupture
-------
L’Axe
L’Epicentre
Le Rejet
Le Déni
La Paranoïa
L’Effacement (de la Modernité > 1962)
Réappropriation
Réinterprétation
Confusion
Collusion
Apprentissage
Savoir-faire
L’Auto Savoir-faire
La Démographie
Le Point de Rupture
-------
La Libéralisation
La Construction
L’Autocratie
L’Auto-Construction
La Reconquête
L’Absolutisme
La Généralisation
Le Point de Non-retour
La Greffe

Nacym Baghli
Alger, le 19-04-2018
arfen / Baghli Architectes
(Jour 1, 16-04-1995)

Noyau
-------
Fathallah Baghli, 1973 >>
Nacym Baghli, 1995 >>
Sihem Nacer Baghli, 1998 >>
Leyla Baghli Zekri, 2008 >>

-------
Articles connexes
> en filigrane...
> Djisr El-Djazair
> Art Attack!
> Rock The Casbah!