Sunday, September 17, 2017

Urban Tragicomedy

Avertissement
Ce présent texte, volontairement saccadé et (com)impulsif, est destiné à un public averti.
[Notice
The following text, deliberately jerky and (com)impulsive, is aimed at an informed audience.]

Synapse
Ou de la rencontre « irréelle» entre Alger et Manhattan
Or about the 'unreal' meeting between Algiers and Manhattan

Scénario
Manhattan, après une illusion transatlantique, se connecte furtivement à Alger et occupe le vide (la baie) resté longtemps une énigme urbaine. Elle projette alors son propre vide (Central Park) à travers "Le Monument Reflet". Une alternative à/pour la perception du vide urbain ?
[Manhattan, after a transatlantic illusion, connects furtively to Algiers and occupies the emptiness (the bay) which remains an urban enigma. It projects (then) its own emptiness (Central Park) through "Le Monument Reflet"... An alternative to/for the perception of urban void?]

Transplant(ation) / Carcass in speculative context (Manhattan)
© 2012 Nacym Baghli Architects
Synapse (Casbah/Wall Street) + Le Monument Reflet 
© 2012 Nacym Baghli Architects
Puzzle / Game of Scales / Jeu d’Échelles
© 2012 Nacym Baghli Architects
Observations
Puzzle/Echelle : L’île de Manhattan s’emboite dans la baie d’Alger
Rouge/Contexte : Organique/ Surréaliste ?
Action : Synaptique
Réaction : Illusoire (le monument/reflet)
Échanges : Cérébraux/Idéologiques

Constat
Manhattan et Alger sont connectées par leurs cœurs respectifs (Wall Street/Casbah)
Manhattan ainsi connectée à Alger produit « Le vide » érigé en monument/reflet (écran/illusion)
Comportement hyper-réaliste du couple (éphémère) Trame/Carcasse entraînant un résultat surréaliste (Le Monument Reflet)

Cycle
Migration (illusoire)
Connexion (synapse)
Production (séquences)
Déconnexion (synapse)
Rapatriement (instantané)

Hypothèse
Alger porte en elle les gènes de la « Modernité » visibles uniquement à travers l’illusion générée par Le Monument Reflet, conséquence du produit des deux vides.
Le couple Trame/Carcasse constitue ainsi une Radiographie de l’Architecture.

Questionnements
Trame/Carcasse : Mêmes fondements ?
Est-ce la Révolution/Révélation de l’Architecture dans la chambre noire de la Pensée ?

De la Relativité Générale en Architecture
Une Période : écriture automatique / surréalisme / méthode paranoïaque critique / cadavre exquis
La Période : rétroactivité de la pensée, de l’acte = séquences inversées…
Architecture innée, impulsive

Hyperréalisme ?
Un entre-temps {intermède} : le Modernisme
Architecture annulée (par l'Espace) / Pensée transposée (dans le Fond)

Carcasse
La Carcasse est-elle une séquence inversée de l’acte d’Architecture ?
La Carcasse est-elle une interprétation innée de l’Architecture ?
La Carcasse est-elle le (film) négatif (radio-photo ?) de l’Architecture ?
La Carcasse est-elle une révélation de l’Architecture dans la chambre noire (antichambre) de la Pensée ?

[Is Carcass Junkspace?]
Carcasse, Manhattanisme : étranges similitudes
El-Djazaïr, Berlin, NYC,... / îlots, archipel, île,...

Épilogue
El-Djazaïr, Une Tragi-comédie Urbaine
Cellule de crise (en Architecture)
Alger a besoin d’un plan d’évidement d’une part,
Alger doit repenser son vide d’autre part.

La Carcasse, cet (épi)Phénomène éminemment et définitivement "Moderne"...

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Carcass™
Carcasse

Saturday, August 19, 2017

Le Laid, Le Beau & Le Critique

Francis Bacon
Three Studies for a Self-Portrait (1979-80)
The Metropolitan Museum of Art, NYC

J’aime le Laid, le Banal,
le "Critique".

J’aime ce qui m’interpelle,
me questionne,
me tourmente,
m’interroge.

Le beau,
l’accepté,
le convenu,
ne m’intéressent point.

Le beau est figé, arrêté, définitif.
Le laid, le banal, élargissent le champ des possibles.

Le beau est condamné, à perpétuité, définitivement.
Le laid, le banal, sont inachevés, critiques, critiquables, discutables.

Le beau est enseigné, martelé, décrété, acclamé, imposé.
Le banal est instinctif, inné, innocent.

Le beau est prisonnier de ses amateurs.
Le laid, lui, est libéré de ses détracteurs.

Le beau m’indiffère, me laisse de marbre.
Le banal m’inspire, attise ma curiosité.

Le beau est gravé dans le registre officiel de la bienséance.
Le laid ne s'encombre pas des canons « officieux » de la beauté.

Le laid m’émeut, me raconte une histoire, drôle, douloureuse, parfois les deux dans le même temps.
Le beau ne me dit rien, rien que je ne sache déjà.

Le laid éveille mes sens, excite mon imagination, titille mon « intellect ».
Le beau m’anesthésie, m'endort, me tue à petit feu.

Le beau est factice, corrompu, altéré.
Le laid est vivace, authentique, chaotique.

Le beau se travestit pour survivre.
Le laid se met à nu, ne meurt jamais.

Le banal remplit l’espace, nos rues, nos villes, tout en silence.
Le beau, fige l’espace, nos rues, nos villes, en criant fort.

Le laid, le banal, traversent les temps, discrètement, avec honneur et humilité.
Le beau, lui, supplie le temps, avec orgueil et arrogance.

Le beau exige toujours plus de l’autre.
Le laid est, quant à lui, fier et indépendant.

Le beau a besoin du laid et du banal pour exister.
Le laid, le banal, eux, n’ont nul besoin d'autrui.

À se demander, à propos du laid et du banal...
N'ont-ils jamais eu, historiquement et véritablement, le « beau » rôle ?
N'ont-ils jamais été, secrètement, désirés ?
N'ont-ils jamais été, simplement, beaux ?

(Critica)lement vôtre,
NB

Illustration :
Critical Beauty? / Beauté Critique ?
Francis Bacon
Three Studies for a Self-Portrait (1979-80)
The Metropolitan Museum of Art, NYC


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Le Génie du Vide

Monday, February 13, 2017

[#mySTAGRAM] X #Algiers!

///INVITATION////

À l’occasion de la célébration des +20 ans de nos entreprises, #arfen+copyfen, le fen CLUB a le plaisir de vous convier au vernissage, et à expérimenter avec nous en avant-première, - The [mySTAGRAM] experience Algiers! - en ce Samedi 18 février à 18H00, au niveau de nos bureaux.

Participants confirmés : Samir Toumi, Mourad Krinah, Sara Nadia Mehchem, Hania Zazoua, Thiziri Boukhalfa, Abdellah Mallek, Omar Zelig (guest star), Nejma Rondeleux, Mahrez Rabia et Nacym Baghli

///CONCEPT/PERFORMANCE///
/Le dévoilement numérique de/du « soi » ?
\\\\\\\Les mySTAGRAMers, eux-mêmes, ne découvriront leurs œuvre/reflet que le jour du vernissage///////
//162 photos prises dans l’ordre chronologique, brut de décoffrage, telles qu’elles figurent sur le compte Instagram du participant, sans retouche ni censure, puis assemblées en un seul panneau
///Le résultat est une image arrêtée, un instantané, une mosaïque, voire le reflet du propriétaire du compte, car unique occasion de visualiser un aussi grand nombre d’images (162, en l’occurrence) en un seul coup d’œil
////Interaction le jour du vernissage, physique et/ou virtuelle, entre le public et les participants
/////Profils diversifiés (âge, sexe, fonction, lieu de résidence, nationalité,...) pour un échantillon aux ADN "artistiques" aussi variés que possible
//////Expérimentation/Exposition sans contrainte de temps, ni de lieu, qui se perpétuerait et se renouvellerait au fil des occasions et au gré des opportunités
///////Nacym & Sihem Baghli
Welcome to all!

#mySTAGRAM #fenCLUB
>>https://www.facebook.com/events/411741812503591/

Wednesday, August 17, 2016

Game of Scales

Game of Scales / Jeu d’Échelles

(Part of >₩¥$!₩¥G, my unsolicited contribution to Fundamentals for the 2014 Venice Architecture Biennale)

Rules/
Scale, Perception and Relativity:
Add your city, and you should now have another look on its size.

Règles/
Echelle, Perception et Relativité :
Rajoutez votre ville, et vous devriez désormais avoir un autre regard sur sa taille.

Tools / Outils
Google Earth
Altitude: 35,000 m
Rayon/Radius: 10 km
Adobe Photoshop

In alphabetical order
Par ordre alphabétique
#Algiers, #Istanbul, #Lagos, #London, #Mumbai, #NewYork, #Paris

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>Rem's Cadavre Exquis
>₩¥$!₩¥G

Wednesday, July 13, 2016

Art Attack!

Hope, 2011-2012
by Adel Abdessemed
Refugee boat and resin
‘Who’s afraid of the big bad wolf?’ (*)
Qui a peur du grand méchant loup ? (*)
À mes amis artistes, architectes et créatifs lambda de tous bords.

Bien étrange phénomène. De plus en plus de galeries d'art ouvrent leurs portes ces derniers temps à Alger. Je ne peux évidemment que m'en réjouir. Mais étrange phénomène tout de même car elles restent désespérément vides, ou plutôt vidées. Vidées de leur sens et de leur substance. À croire aussi qu'elles sont parfois habitées par le vide, seul art possible et imaginable en ces temps. Étrange phénomène, enfin, peut-être parce que les œuvres elles-mêmes et leurs publics se font attendre, se laissent désirer. Alors on attend, patiemment, que l’alchimie opère. Certes, quelques timides (mais néanmoins louables) tentatives pointent du nez, ici et là. Une goutte d'eau dans un océan d'art-ifice, d'art officiel, d'art superficiel. Et si les deux venaient à répondre présent un jour, j'aimerai tant alors que cette communion, entre l'œuvre et son public, soit célébrée dans la quête absolue d'un Avant-gardisme (perdu ?), au sens le plus large du terme. Art, Algérien, et Avant-gardiste. Absolument.

Nous avons perdu tellement de temps à nous infliger du conventionnel et du convenu qu'il en devient urgent d'aller au plus court et au plus vite, au raccourci, temporel et intellectuel.

De par notre propre histoire contemporaine de l'art (et non de notre art contemporain), nous ne pouvons que nous inscrire dans une telle vision, Avant-gardiste. Donc, oui pour l'Art avec un grand "A" dans toutes ses expressions, terminaisons, déclinaisons, y compris l'architecture bien-sûr (même si ceci est un autre débat). Mille fois, oui ! Mais dans un élan, et pour un mouvement résolument Avant-gardiste, avec un tout aussi grand "A". Le temps presse et joue contre nous. La créativité n'attend pas, les mentalités (inter)changeantes et interchangeables, non plus. L’opportunisme nous guette. Cette affaire est donc l’affaire de tous, aujourd'hui et maintenant. Assoiffés, asphyxiés, agonisant presque de ce manque, nous, les professionnels, amoureux, ou simples amateurs, avons tant besoin de ce souffle... d'art. Aussi bien les uns que les autres.

Pour-cela, artistes, architectes, galeristes, mécènes, enseignants, donneurs d‘ordre, petits et grands, publics ou privés, citoyens lambda,... De grâce, épargnez-nous -et dénoncez par tous les moyens d'expression artistique dont vous disposez- l'art-ifice, l'art factice, l'art institutionnel et institutionnalisé, le lisse et le neutre, le beau et le très beau, l'approximatif et le vague, l'hésitant et le condescendant, les fausses traditions, les piètres références, maintes fois biaisées, faussées volontairement ou pas, l’art instrumentalisé. Bref, dénoncez de toutes vos forces et épargnez-nous surtout cet art simpliste, simplet et populiste, ce -ridicule qui désormais tue- dans l'œuf notre créativité, brûle à vif notre matière grise, et nous fait littéralement la peau au fil des vernissages pompeux et des inaugurations stériles. Résultat : villes incultes, cités anesthésiées, espaces urbains "moins-disant", infructueux, places publiques violées, déshonorées par un art suspect et corrompu, musées et galeries lobotomisés et vidés de leur substance créative. Cet art-ifice finira par phagocyter, broyer toute fibre artistique naissante. L’essence même d’une société créatrice, son ADN, n’est-il pas imprimé d’abord dans la sensibilité des plus jeunes générations ? Ces générations, aussi bien que les autres, doivent désormais transcender, transgresser l’ordre artistique préétabli dans lequel nous avons été enfermés, pieds et poings (mains et esprits, devrais-je dire) liés, depuis trop longtemps maintenant.

Vous, les jeunes générations, pour tout cela, préférez plutôt le radical et le tranchant, l'affront et l'audace, le choquant et l'irrévérencieux, le troublant et l'incertain. L'art, plus que l'architecture, devra questionner, interpeller, secouer les consciences, ébranler les convictions. L'art, autant que l'architecture, se doit, à qui en use et abuse, d'être intelligent, pertinent, incisif, autrement, ce ne sera que des toiles insipides, noircies par l'imposture ou colorées par le folklore. Ce ne sera que des installations loufoques et rocambolesques, inintelligibles. Ce ne sera que des sculptures burlesques et risibles. Ce ne sera que des bâtiments gargantuesques dépourvus d'espaces, mais comblés par des volumes. Du vieux papier peint jauni, terni par la bureaucratie. Des paillettes et du clinquant en guise de trompe-l'œil. De la régularisation mais sans la règle. De la conformité mais sans le conformisme. Ce ne sera que de fausses illusions (sur désillusions) reflétées lamentablement et perpétuellement sur les miroirs de notre société. Ceux-là mêmes que devraient précisément porter nos galeries, musées et autres espaces de promotion, d'enseignement et d'expression de l'art, dans toutes ses formes et sous tous les angles.

Avant-gardiste. Il n'y a que cette posture qui puisse nous sauver de l'art-ifice ambiant. Nous avons perdu déjà tellement de temps, à tel point que nous nous sommes égarés nous-mêmes, en prétextant à chaque fois cette interminable quête -somme toute impossible- de nos identités multiples et complexes.

Passons outre ! Ce sera déjà une première victoire sur le Nous, Nous et Nous.
Oui, après Nous le déluge.
NB

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(*) 'Who’s afraid of the big bad wolf?' is an exhibition by Adel Abdessemed at David Zwirner Gallery, New York (February 17 - March 17, 2012)

#NoFolklore #EnoughFolklore #GoBeyondFolklore

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